29 janvier 2026
29 janvier 2026
L’audience était nombreuse lors de la conférence-midi du CRAD du 21 janvier dernier. Jean Mercier (membre régulier, Département de science politique) a présenté la conférence intitulée : « Toujours pertinent de comparer le TGV (train à grande vitesse) et le TGF (train à grande fréquence) pour le service Québec-Toronto ».
Plusieurs articles ont été publiés dans différents médias suite à cette présentation dont celui d’Yvon Larose d’Ulaval Nouvelles (22 janvier 2026) : « L’avenir du rail pour le Canada: le train à grande fréquence, plaide un professeur ».
__________________________________________________________
Extrait […]
Faut-il vraiment un train à grande vitesse (TGV) entre Québec et Toronto? Pour Jean Mercier, professeur associé en science politique à l’Université Laval, la réponse mérite débat. Selon lui, une solution moins complexe, le train à grande fréquence (TGF), pourrait offrir des gains de temps appréciables, éliminer les retards et coûter beaucoup moins cher que le projet de train à grande vitesse retenu par Ottawa.
Pour rappel, le 19 février 2025, Justin Trudeau, alors premier ministre du Canada, avait annoncé le lancement d’un ambitieux projet d’infrastructures: celui d’un corridor de voies ferrées électrifiées et réservées d’environ 1000 km. Le projet de train Alto, proposé par le consortium Cadence composé notamment de CDPQ Infra et SNCF Voyageurs, a été retenu par le gouvernement. Il fait partie des initiatives que le gouvernement de Mark Carney souhaite accélérer et nécessitera un investissement colossal estimé à 99 milliards de dollars.
«La ligne entre Québec et Toronto est actuellement desservie par des trains pas tellement rapides, surtout ils accumulent beaucoup de retards, explique le professeur Mercier. Le gouvernement Trudeau a choisi la proposition d’un consortium très prestigieux d’un train à grande vitesse ou TGV. Deux collègues et moi avons analysé le dossier et en sommes venus à la conclusion qu’il existe une solution beaucoup moins chère, le train à grande fréquence de Via Rail Canada. Cette technologie va sensiblement plus vite que les trains actuels sans le désavantage des retards. Et elle coûterait le tiers du coût du TGV, soit environ 35 milliards.»
Le professeur a prononcé une conférence sur le sujet, le mercredi 21 janvier au pavillon Félix-Antoine-Savard. Sa présentation a eu lieu dans le cadre des conférences-midi du Centre de recherche en aménagement et développement (CRAD) de l’Université Laval.
«Mes collègues et moi avons un préjugé favorable au TGF, indique-t-il. Nous déposerons un mémoire en ce sens durant la consultation publique de février à Québec sur le projet de trains à grande vitesse Québec-Toronto.»
Pour lire l’article complet: L’avenir du rail pour le Canada: le train à grande fréquence, plaide un professeur.