5 mai 2026
5 mai 2026
Félicitations à Hélène Higgins (membre étudiante, doctorat ADTR) pour l’obtention de l’une des Bourses de doctorat en recherche du Fonds de recherche du Québec, secteur Nature et technologies (FRQ) !
Le projet de doctorat d’Hélène, sous la direction de Manuel Rodriguez (membre régulier, ÉSAD), s’intitule : « La science citoyenne au robinet: une démarche en appui aux données spatio-temporelles existantes pour améliorer le suivi de la qualité de l’eau d’un réseau de distribution d’eau potable ».
Résumé du projet :
La science citoyenne au robinet: une démarche en appui au suivi dans le temps et l’espace de la qualité de l’eau potable en réseau de distribution L’accès à une eau potable de qualité est fondamental pour la santé des populations selon l’OMS et fait partie des Objectifs de développement durable (ODD 6). Le suivi de la qualité de l’eau fournie aux citoyens est essentiel mais les contraintes en ressources humaines, technologiques et financières empêchent de mesurer tous les paramètres en tout lieu et en tout temps dans un réseau de distribution. Cela engendre des incertitudes et peut limiter la détection précoce de problèmes et la prise de décision éclairée par les gestionnaires. Dans ce contexte, la science citoyenne apparaît comme une approche novatrice, où des participants avec différents profils (jeunes, femmes, étudiant.e.s, aîné.e.s, etc.) s’impliquent dans la démarche scientifique en tant que chercheurs. Si la contribution de la science citoyenne en milieu naturel est déjà démontrée, par exemple pour le suivi des lacs et des rivières, ce projet propose une démarche inédite en réseau de distribution municipal. Elle pourrait permettre d’améliorer le suivi la qualité de l’eau en générant de nouvelles données par les citoyens, tout en prenant en compte les préoccupations des citoyens (perception des risques, odeurs, goûts, couleur, contaminants émergents). D’ailleurs, de précédentes recherches ont démontré que certains goûts et odeurs de l’eau potable, parfois rapportés sous forme de plaintes à la municipalité, peuvent être liées à des paramètres de la qualité de l’eau à la source. Cela ouvre la porte à l’hypothèse qu’une participation accrue de leur part pourrait contribuer à l’évaluation de la qualité de l’eau potable, du moins lors de certains événements comme des pluies intenses, des périodes de sécheresse ou les changements de saison. L’objectif général de ce projet de recherche est donc d’évaluer le potentiel de la science citoyenne pour améliorer le suivi spatio-temporel de la qualité de l’eau potable, en tenant compte des défis opérationnels de gestion en réseau de distribution municipal. On explorera d’abord les liens entre la perception des citoyens sur la qualité de l’eau et la dégradation de la qualité mesurée par la municipalité. Puis, une démarche multidisciplinaire participative permettra à des citoyens de générer de nouvelles données fiables sur la qualité de l’eau potable, en lien avec leurs préoccupations et celles des gestionnaires. Les citoyens seront impliqués activement à toutes les étapes du projet : design méthodologique, échantillonnage et analyses, interprétation des données et discussion des résultats. Enfin, des recommandations seront émises à la municipalité pour lui permettre d’adapter son programme de suivi de la qualité de l’eau potable en réseau en y intégrant cette nouvelle démarche de science citoyenne. Cette démarche pourrait être pertinente en termes d’adaptabilité face à divers événements climatiques ainsi que pour des municipalités possédant un programme de suivi moins intensif dans le temps et l’espace.