Séminaire de maîtrise – Élodie Benoît

Élodie Benoit

Vous êtes invités à participer au séminaire de maîtrise d’Élodie Benoit, membre étudiante du CRAD (maîtrise en sciences géographiques).

Le projet de maîtrise d’Élodie, sous la direction d’Adèle Garnier et la codirection d’Idiatou Bah (membre associé, Département de géographie), s’intitule: Trajectoires migratoires, vulnérabilité et stratégies d’adaptation des femmes de la Langue de la Barbarie affectées par les changements environnementaux.

 

Date : 18 février 2026

Heure : 13h à 15h30

Lieu : Salle 2376, Pavillon Gene-H.-Kruger (GHK) – Université Laval ou à distance

Lien de connexion :
https://ulaval.zoom.us/j/69145898663?pwd=XMJa2acGRCctuQAf6LGkHhlPWg6rdU.1
Meeting ID: 691 4589 8663
Passcode: 852400

Résumé :

La Langue de la Barbarie, située dans la région de Saint-Louis au Sénégal, subit des changements environnementaux importants depuis des décennies. Entre 2015 et 2017, de puissantes tempêtes ont causé des dégâts de grande ampleur, laissant des milliers de personnes sans demeure. La majorité de ces personnes ont été relogées à divers endroits et à maintes reprises dans divers camps temporaires par les autorités saint-louisiennes et gouvernementales. Afin d’enrichir la littérature peu abondante sur la migration environnementale genrée, cette recherche concerne particulièrement le déplacement des femmes originaires de la Langue de la Barbarie vers les sites relogement de Diougop et de Khar Yalla dans la région de Saint-Louis. À cet effet, une analyse documentaire a été faite et 10 entretiens semi-dirigés avec des femmes ont été menés en plus d’observations de terrain sur les sites de relogement. Alors que Khar Yalla est un site temporaire aux infrastructures limitées et usées, Diougop est un site de relogement permanent financé par le gouvernement du Sénégal et la Banque mondiale qui se développe comme nouveau « quartier » dans la commune de Gandon.

 Cette recherche a permis d’analyser les trajectoires migratoires des femmes déplacées de la Langue de la Barbarie afin de mieux comprendre leur vulnérabilité basée sur leurs conditions de vie durant et après leur déplacement, et d’examiner quelles sont les stratégies que les femmes, leur famille et leur communauté ont mises en place pour s’adapter à leur nouvel environnement. Les résultats de cette étude suggèrent que : 1. Les trajectoires des femmes varient notamment en fonction de leur lieu d’habitation initial et le moment où les tempêtes les ont impactées. 2. Les femmes avaient généralement des conditions de vie plus précaires dans les camps temporaires que dans les sites de relogement, et donc, elles vivaient une plus grande vulnérabilité. 3. La majorité des femmes emploient des stratégies d’adaptation à court terme au niveau individuel, familial et communautaire leur permettant seulement de subvenir à leur besoin de base au jour le jour et tandis que d’autres diversifient davantage leurs options socio-économiques vers une adaptation à long terme.